PRESSE

Le Parisien | 9 septembre 2018

Reportage France 3 | 4 septembre 2018

Reportage M6 | 2 août 2018

Reportage TF1 | 23 juillet 2018

 

Ouest France | 25 avril 2018 | Par Yves-Marie ROBIN

Pour les phobiques de l’avion, des chercheurs de l’Institut national polytechnique à Toulouse viennent d’imaginer un casque inédit, diffusant de la musique et des senteurs relaxantes de lavande, menthe, fleur d’oranger… À utiliser avant le décollage et l’atterrissage, lors des périodes de grand stress.

L’aérophobie, c’est la peur de voler en avion. Elle touche, environ, 20 % des passagers des compagnies aériennes dans le monde, selon une étude de l’Association internationale du transport aérien. Les trois quarts de ces « anxieux » sont des hommes. Pour la plupart, l’inquiétude, le mal-être sont considérés comme globalement acceptable. Mais pour les autres, l’angoisse est vraiment insupportable, avec des crises de panique répétées plusieurs jours avant de se rendre à l’aéroport.

Pour lutter contre ce mal des avions, plusieurs compagnies proposent, alors, des stages de mise en situation. Mais quand ils ne suffisent pas, un suivi par un psychiatre ou un psychothérapeute s’avère parfois nécessaire. Des chercheurs de l’Institut national polytechnique de Toulouse développent, eux, un autre remède à cette aérophobie. Totalement inédit.

Innovation en cours de finalisation

Ces futurs ingénieurs, guidés par leurs enseignants, viennent de concevoir un casque original destiné à réduire le stress et à relaxer les passagers grâce à la musique et à l’odeur. L’innovation est en cours de finalisation. Elle sera présentée officiellement en juillet à Toulouse lors de l’Euro Science Open Forum, la plus grande rencontre sur la science et l’innovation en Europe.

« Ces casques aéro-audio-olfacto ont vocation à être positionnés sur chaque siège, expliquent les chercheurs toulousains. Ils feront inhaler des senteurs aux passagers, tout en leur faisant écouter de la musique relaxante. Nous souhaitons, par la suite, coupler ce casque à des lunettes de réalité virtuelle afin de projeter des films avec des odeurs associées. »

Pour diffuser ces bonnes senteurs, des filaments de biopolymères imprégnés d’odeurs seront conçus via une imprimante 3D. Ils seront, ensuite, stockés dans des petits tubes de verre et intégrés dans les accoudoirs de chaque siège d’avion. « Le casque audio, de type MP3, sera relié à l’accoudoir par une prise jack. Le long de ce fil, un tuyau fera passer la senteur du polymère. » Sur le casque, à l’endroit habituel du micro, un mini-diffuseur propagera les huiles essentielles.

Senteurs relaxantes

En fonction de la musique choisie, les passagers auront plusieurs senteurs à leur disposition, très bien identifiées : lavande, menthe ou fleur d’oranger… L’utilisation de ce casque aéro-audio-olfacto sera recommandée dix minutes avant le décollage et dix minutes avant l’atterrissage, lors des périodes de plus grand stress.

Cette innovation a demandé une année de préparation pour cinq personnes. Elle sera prête d’ici à une quinzaine de jours. Chaque année, l’Institut national polytechnique de Toulouse dépose une douzaine de brevets. Le groupe Airbus Toulouse sera, évidemment, démarché en vue d’équiper ses avions de casques aéro-audio-olfacto.

Le Blog Enjeux | 24 avril 2018

Le 20 Minutes | 29 mars 2018 | Beatrice Colin

  • Le casque C2AO, pour casque aéro-audio-olfacto, a été mis au point par des chercheurs de l’INP Toulouse, spécialisés dans les odeurs.
  • Le casque, présenté en juillet à Toulouse, diffuse des huiles essentielles connues pour leurs vertus apaisantes.

Quitter le plancher des vaches ou s’y poser est source d’angoisse pour de nombreuses personnes. La peur de l’avion est souvent irrationnelle, et on a beau rappeler aux phobiques qu’il est le moyen de transport le plus sûr au monde, pour certains, rien n’y fait.

>> A lire aussi : Vous avez peur de l’avion? La réalité virtuelle va vous guérir

Aujourd’hui, pour éviter que cela devienne un véritable handicap, il existe des formations spécifiques. A Toulouse, la capitale de l’aéronautique, des chercheurs de Laboratoire de chimie agro-industrielle de l’INP-Ensiacet ont décidé de plancher sur un nouveau concept pour déstresser les passagers, alliant musique et odeurs.

On connaissait R2D2, demain les clients des compagnies aériennes seront peut-être des adeptes du C2AO, pour casque aéro-audio-olfacto. Il ressemble à s’y méprendre aux équipements proposés pour regarder les films durant le vol. Sauf qu’un embout imprimé en 3D et odorisé permet de diffuser des effluves apaisantes.

10 % de voyageurs concernés

« On sait que 10 % des voyageurs stressent au décollage et à l’atterrissage. Nous connaissons les odeurs déstressantes, que ce soit la fleur d’oranger, la lavande ou la camomille, et les musiques qu’on pourrait leur associer. Nous avions déjà pensé à odoriser toute la cabine, mais ce n’est pas possible pour des questions d’allergènes, nous avons alors pensé au casqueo », explique Thierry Talou, chercheur au laboratoire et créateur du FlavLab, une version olfactive des Fab Lab.

>> A lire aussi : Toulouse: un Flav Lab au parfum pour l’école de chimie

Les filaments qui se trouvent dans le support en plastique jetable comportent donc des huiles essentielles, introduites à l’impression. A chaque nouveau vol, par mesure d’hygiène, il pourra être changé.

Connecté à un lecteur MP3, d’où seront diffusés aussi bien le souffle du vent que de la forêt, le casque pourrait être muni d’une petite pompe pour intensifier les fragrances. Mais l’objectif est d’avoir un support assez imprégné pour ne pas avoir un système trop sophistiqué.

Au Forum européen de la Science en juillet

Ce casque, élaboré dans le cadre du projet Print 4D, financé par le conseil régional d’Occitanie, pourrait être couplé à terme à des lunettes de réalité virtuelle. Mais avant d’en arriver là, cette innovation est pour l’heure testée en condition réelle sur un rack de sièges fournis par la société Air Support.

Elle sera officiellement présentée lors du forum européen de la Science, qui se tient au mois de juillet à Toulouse. Et si assez de compagnies se montrent intéressées, Toulouse Tech Transfer se chargera de mettre sur le marché le fameux casque C2AO

The World News | 29 mars 2018

24 matins | 29 mars 2018

Actualité du jour | 29 mars 2018

ViàOccitanie | 27 mars 2018

CNews | 24 mars 2018 | La Tech qui fait du bien

Air Journal | 24 mars 2018

The Connexion | 22 mars 2018

La Dépêche du Midi | 22 mars 2018 | Sophie Vigroux

Le Toulousain Thierry Talou, chercheur à Toulouse INP, a eu l’idée d’associer la musique et les odeurs dans un même casque afin de diminuer les stress des passagers des avions.

De prime abord, le C2AO – casque aéro-audio-olfacto – ressemble à un casque normal équipé d’un micro. À ceci près qu’en plus d’émettre de la musique, celui-ci diffuse des effluves de menthe, lavande… destinées à relaxer les personnes stressées dans un avion. «L’idée est d’associer des musiques calmantes à des huiles essentielles dont on connaît les vertus déstressantes», confirme Thierry Talou, ingénieur de recherche au laboratoire de chimie agro-industrielle de Toulouse INP et responsable du Flavlab.

Depuis toujours, dans son laboratoire , Thierry Talou travaille sur les odeurs qu’il analyse, dissèque, passe à la moulinette. «Cette fois, on voulait créer un projet en lien avec l’aéronautique», explique le chercheur.

Pour ce qui est du fonctionnement du futur casque C2AO, il sera connecté à un MP3 pour générer de la musique. «Et pour la diffusion des odeurs, on s’appuiera sur une petite pompe, dans laquelle on mettra un tube rempli de fils imprimés en 3D odorisés, la pompe poussera les effluves pour qu’elles arrivent sur le diffuseur», poursuit l’ingénieur.

Depuis un mois, Thierry Talou est secondé dans ses travaux par Giulia Paradiso, une étudiante en première année de Master Chimie Parfum, à Montpellier, qui effectue un stage au Flavlab avec le projet d’impressions 4 D. «Autrement dit, j’étudie le comportement des molécules odorantes lors de l’impression 3D. Le but étant de parvenir à imprimer des objets qui sentent dans la longueur», explique la jeune femme.

Phase de développement

Pour l’heure, les voyageurs vont devoir encore patienter avant de pouvoir utiliser ce casque puisqu’il est encore en phase de création. «Il est développé dans le cadre du projet de l’impression 4 D – autrement dit de l’impression 3 D odorisée – et cofinancé par la région Occitanie. C’est un projet de pré-maturation : on réalise un prototype pour la démonstration», ajoute Thierry Talou. Le premier rail de sièges d’avion totalement opérationnel pourrait être présenté à la mi-juillet à l’ESOF (EuroScience Open Forum) au quai des Savoirs à Toulouse et dans un an à Diagora Labège pour le salon Midinnov. Le but étant de voir l’intérêt qu’il suscite auprès des professionnels. Le développement industriel et la recherche des partenaires sont pris en charge par Toulouse Tech Transfer qui est la Satt de l’Université de Toulouse.

Dans un développement futur, le diffuseur d’odeurs pourrait être associé à des lunettes de réalité virtuelle qui projetteraient des images calmantes aux voyageurs en proie au mal des airs.

Le chiffre : 100

euros > C’est le prix de revient de ce casque. « Avec les petites pompes et le système de casque, on est à moins de 100€. Pour les tubes avec les composés odorisés, c’est quelques euros de plus», précise Thierry Talou.

Au décollage et a l’atterrissage

Près de 10% des usagers de l’avion connaîtraient des phases des stress, à des niveaux différents. Le décollage et l’atterrissage seraient les moments les plus redoutés. Le casque C2Ao pourrait être utilisé en début et fin de vol à raison de 10 mn chaque fois. «On va tester la durée de diffusion de l’odeur dans les fils qui ont été odorisés. On envisage d’avoir des tubes interchangeables afin de présenter différentes odeurs à associer à différentes musiques», précise Thierry Talou.

La Tribune Toulouse| Par Israa Lizati |

L’idée devrait séduire tous les phobiques et les anxieux des vols en avion, l’INP de Toulouse vient de lancer la conception d’un casque « aéro-audio-olfacto » baptisé C2AO et destiné à relaxer les passagers lors des phases de décollage et d’atterrissage, jugées les plus stressantes. Ce casque qui n’en est qu’au début de sa fabrication, pourrait dans les années à venir, équiper les sièges des appareils de toutes les compagnies aériennes.

20 Minutes | 6 octobre 2014 | Béatrice Colin

Lavande, musc et violette… Pas sûr que ce mélange de fragrances donne à l’arrivée un bouquet d’odeurs qui fasse son petit effet. D’ici peu, il sera possible de tester ces assemblages au sein du Flav Lab.

A l’image des Fab Lab, ces laboratoires de fabrication où le public peut trouver des machines à disposition pour la conception d’objets, l’école de la matière et de l’énergie Toulouse (INP-Ensiacet) a décidé de lancer un atelier similaire dans les domaines des arômes et parfums à l’occasion de la Fête de la science. Et le Fab s’est transformé naturellement en Flav’… comme Flavour en anglais.

Un «nez» nommé Berdoues

«Nous allons proposer des outils et les mettre à la disposition des gens qui ont des idées mais pas le matériel ni la compétence dans le domaine de la fabrication», explique Thierry Talou, chercheur au laboratoire de chimie agro-industrielle.

Installé à Labège, sur le site de l’Ensiacet, le Flav Lab disposera de deux orgues à parfum professionnelles, une osmothèque, qui rassemble les extraits naturels et des molécules synthétiques, ainsi que deux appareils permettant d’extraire les huiles essentielles.

Et pour que le panel soit complet, il lui fallait le soutien d’un nez. Incontournable, c’est le parfumeur Pierre Berdoues qui assurera ce rôle. Sa société, aujourd’hui dirigée par sa fille, a mis au point les parfums des marques IKKS et de Chantal Thomass

Du concept au prototype

Depuis 25 ans, Thierry Talou travaille à partir des plantes, que ce soit sur l’extraction d’huiles essentielles, la création de capsules biodégradables pour Nespresso ou la mise au point d’un parfum culinaire à base de végétaux de la région. Et il n’a pas oublié qu’il y a 150 ans, le pays de la Lavande n’était pas la Côte d’Azur, mais bien le Quercy. Aujourd’hui, Grasse est une des capitales mondiales du parfum.

En mettant en place son Flav Lab et en donnant une chance aux projets de passer du concept au prototype, le chercheur espère que la Ville rose fera aussi partie des références du secteur.

 

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